Fonds structurels : L’Union Européenne contre les peuples et les Etats-Nations.

Les élus Front National se sont exprimés en marge d'un rapport posant le débat très politique du "faut-il plus ou moins d'Union Européenne".

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Michel Chassier
Michel Chassier
Michel CHASSIER, rapporteur pour le groupe FN :

« Alors que la majorité régionale veut plus d’Europe et moins d’Etat, je rappelle la position du Front National, dont l’euroscepticisme est fondé sur une série de constats partagés chaque jour davantage. Les différentes politiques menées ont pour conséquence l’aggravation des disparités économiques entre les différents Etats membres de l’UE dont l’élargissement n’a fait qu’instituer une concurrence déloyale, exclure des millions de Français du marché de l’emploi, niveler par le bas les rémunérations ainsi que le système social de l’hexagone. Aussi, ce qui correspond textuellement à des « fonds européens » n’est autre qu’une part de plus en plus réduite de la restitution de la contribution française à l’UE. Aussi, la Région n’exprime par ce rapport, qu’une série de vœux, signe évident d’un aveu d’impuissance démontrant qu’une collectivité qui pèse 0,5% de la population de l’UE n’est pas la bonne échelle territoriale pour peser fortement dans les décisions prises à Bruxelles. Enfin, nous ne partageons aucunement ces orientations qui ne respectent ni les peuples, ni les nations. » Rapport 18.01.02 Fonds Structurels Européens Post 2020 – Michel CHASSIER


Jean-René Coueille (crédits photo : conseil régional Centre-Val de Loire)
Jean-René Coueille
Jean-René COUEILLE sur le bilan de la Politique Agricole Commune : 

Je relève les insuffisances de cette politique ayant pour conséquence la diminution de moitié en 25 ans du nombre d’exploitations au niveau national, quand la région Centre-Val de Loire perdait elle, plus des deux tiers en 40 ans. La France n’est plus que le 5ème exportateur mondial et les revenus qui en découlent se sont effondrés. Les objectifs fixés par la PAC comme l’assurance d’une rémunération plus équitable ou la stabilisation des marchés n’ont pas donné les effets initialement escomptés. Au contraire, ils concourent à davantage de dérégulations au profit du libre-échange, marquant l’abandon des quotas ou encore la modification des zones agricoles défavorisées qui ne pourront plus excéder 10% du territoire comme l’a décidé la Commission Européenne. Ainsi, la diminution de l’Indemnité Compensatoire de Handicap Naturel (ICHN) impactera gravement certains territoires de notre région. A l’inverse de plus d’Europe, nous pensons qu’il faille redéfinir les objectifs fixés à l’agriculture française, s’opposer aux accords de libre-échange (CETA/MERCOSUR) et exiger un juste retour de la contribution française à destination de nos agriculteurs. Quand bien même dans notre région, ils pourraient obtenir 72,5% de fonds supplémentaires si la France ne reversait rien à l’UE. Enfin, la survie de nos agriculteurs n’est possible que s’ils peuvent vivre de leur métier, sans dépendre de Bruxelles, dont le système doit laisser la place à une renationalisation de la politique agricole. Rapport 18.01.02 Fonds Structurels Européens Post 2020 – Jean-René COUEILLE


Stanislas de La Ruffie (crédits photo : conseil régional Centre-Val de Loire)
Stanislas de La Ruffie
Stanislas de LA RUFFIE sur le rôle effectif de la Région :

« J’interpelle l’assemblée sur le déséquilibre entre la contribution que la France verse à l’UE et les sommes que nous récupérons en retour. Déjà contributeurs nets, le contribuable français doit, selon François Bonneau, participer toujours plus au budget de l’UE afin que celle-ci daigne rendre quelques miettes aux Régions. Cette longue liste de souhait qui est adressée à la Commission européenne à travers ce rapport restera lettre morte. » Rapport 18.01.02 Fonds Structurels Européens Post 2020 – Stanislas de LA RUFFIE


Charles de Gevigney
Charles de Gevigney
Charles de GEVIGNEY sur l’aménagement des territoires :

« Je rappelle les incohérences de l’exécutif qui, en matière de politique européenne, dénonce les effets dont il chérit les causes. La suppression des aides pour les zones agricoles défavorisées ou la suppression des lignes ferroviaires qui irriguent les territoires ruraux sont l’une et l’autre conséquence des politiques de décentralisation et de d’affaiblissement de l’Etat opérée depuis plusieurs décennies. Aujourd’hui, la majorité régionale découvre dans la douleur ce que ces politiques impliquent pour notre territoire et pousse des cris d’orfraie. Mais sans en tirer les conclusions idéologiques qui s’imposent… » Rapport 18.01.02 Fonds Structurels Européens Post 2020 – Charles de GEVIGNEY


Le groupe Front National a voté contre ce rapport.