Tupperware licencie, mais la Région annonce « une très bonne nouvelle » ?

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C’est sur le site de la Région Centre-Val de Loire. (cliquez notre capture d’écran à gauche)

Alors que la fermeture de l’usine Tupperware de Joué les Tours est confirmée et que 235 derniers salariés vont être licenciés, la Région leur annonce « une très bonne nouvelle » : ils vont pouvoir bénéficier des « Visas libres savoirs ».
Destinés en priorité aux demandeurs d’emploi et aux salariés précaires, les Visas libres savoirs sont des formations aux savoirs de base. Il en existe 5 différents : Trois en un (français, mathématiques et logique), Pro numérique, Anglais Professionnel ou Langues Professionnelles, Eco-citoyen (environnement, hygiène et sécurité) et Compétences Professionnelles.
Pas certain que des salariés dont certains avaient parfois 30 ans d’ancienneté puissent se reconvertir et trouver un emploi avec un tel dispositif.
Au moins durant la durée du stage (et même un peu au-delà…) ils n’apparaîtront pas dans les statistiques de la DIRECCTE en catégories A,B,C.

Victimes collatérales d’une délocalisation et du dumping social.

Pour mémoire le site de Tours ferme en raison d’une délocalisation de la production dans d’autres pays de l’Union européenne.
Véronique Péan, élue régionale d’Indre et Loire et conseillère municipale de Joué les Tours, était intervenue lors des orientations budgétaires en novembre dernier pour dénoncer cette décision, en rappelant le précédent de Michelin : « à Joué, nous attendons toujours les emplois recréés prévus dans la convention de revitalisation. »
Les socialistes s’étaient indignés, mais l’élu socialiste au Conseil régional et ancien député Jean-Patrick Gille doit bien reconnaître aujourd’hui que la décision de fermeture de l’usine est «un choix stratégique opportuniste (de la direction de Tupperware) à partir des ordonnances Macron» (le Figaro-AFP le 28/02/2018).
«Tupperware a quatre usines en Europe: Portugal, Grèce, Belgique et France. On ne ferme que la française… On nous dit qu’on coûte trop cher !», avait dénoncé Antonio Constantino (CGT). Encore une fois les uns et les autres sont bien forcé de donner raison au Front National et à Marine Le Pen : c’est bien elle qui a dit la vérité aux Français lors du fameux débat !